Un journal sur les Brodeuses de l'Histoire?

Publié le par Plum

- Alors tu dis vouloir donner vie à un roman qui vient d'être publié? Mais Les Brodeuses de l'Histoire a déjà 5 mois, il commence à gazouiller et à faire des risettes, non?

- Oui... Je n'ai pas senti le temps passer. Tu as raison, Les Brodeuses de la Tapisserie de Bayeux ont vu leur vie noir sur blanc depuis le 16 mars 2006, leur naissance s'est faite au Salon du Livre de Paris. Fallait voir les tronches de celles qui avaient écrit ce roman...

- Ah! et elles sont plusieurs?

- Oui, il leur a bien fallu 4 mains, 2 cerveaux  et 36000 cellules de sensibilité pour donner vie à cette Tapisserie qui défie le temps. Une vieille Dame, ça se respecte. Demande à Marie France, elle dit même que la TELLE (la Toile, la Toile de lin, de 70 m de long) est la grande Dame, l'héroïne du roman. Je ne sais ce que pensent de cela les autres personnages, les vrais... le dessinateur de 19 ans, les brodeuses habiles et disertes, le grand Maître d'oeuvre, un bénédictin adorable, abbé de monastère à Winchester, mais artiste dans l'âme, tu imagines un peu, s'ils se savaient détrônés par un bout de chiffon tout usé et rapiécé, de surcroît!

- Comme tu y vas! tu ne peux croire ce que tu viens d'écrire, toi aussi tu l'aimes, la TELLE, et presque autant que ton blog, ton ordi ou ta feuille quand tu écris papier/crayon, non?

-Oui... c'est une longue histoire, une épopée, mais cela, c'est le livre qui le dit. Ici, je vais donner à ceux qui veulent savoir, des nouvelles du bébé. Et d'abord, voici un p'tit article paru dans "Les Nouvelles de Versailles" .  Après réflexion, c'est trop long pour un blog. Je préfère mettre la photo des auteurs le jour de la présentation de leur bébé... 

Ci-dessous, de gauche à droite: Denise Morel et Marie France Leclainche.

Publié dans tapisseriebayeux

Commenter cet article

anne-marie Berger-Gallo 10/02/2008 23:19

Un petit tour sur le site de Mercier et me voilà charmé par la passion de 2 "brodeuses":je promets de revenir vous lire .J'ai appris à broder avec la très rigoureuse Mme Falson,il y a quelques années.Espère que ses conseils vont revenir car je dois faire de la broderie cette semaine!Irai fouiner dans des documents bien rangés afin de retrouver un grand dépliant acheté sur la tapisserie de Bayeux.Je le verrai avec d'autres yeux à présent.Avec mes meilleures salutationsAnne-Marie née à Bône en 1943

thérÚse 15/08/2006 21:40

Pourrais-je trouver plaisir à la lecture de ce roman, alors que je ne connais la Tapisserie de Bayeux que de nom, et que je suis incapable de faire le moindre point de broderie ?

Plum 15/08/2006 23:43

Oui, Thérèse, vous aurez plaisir à découvrir tout ce qui se joue autour de cette tapisserie, et qui concerne à la fois l'histoire de la France et de l'Angleterre, mais aussi les questions que chacun de nous se pose quand on doit effectuer certains choix de vie: relation amoureuse, vocation religieuse, métier, quitter ses attaches, etc. C'est un roman, avec des personnages attachants, sensibles, sur un fond d'art et d'Histoire. Si vous le lisez, ce serait gentil de me faire part de vos réactions, et nous pourrons en discuter.

dejalouguette 15/08/2006 09:05

petit détail : dans la description de la MORA , il est fait mention d'UN oriflamme - ce mot est actuellement du genre féminin -est-ce une "coquille" ? A+

Plum 15/08/2006 09:30

mea culpa pour la coquille, et merci pour la correction bienvenue. On dit bien une oriflamme.

dejalouguette 15/08/2006 08:59

bonne idée à propos du VOCABULAIRE MEDIEVAL :donner aux lecteurs de ce blog "une petite liste des mots utilisés dans le HAUT MOYEN_AGE
petite curiosité : le poème écrit par Ann ( p 91 ) a-t-il été composé par une des auteures ? dites-nous aussi d'où est extraite "La complainte de l'amante" p 140 , merci,A+

Plum 15/08/2006 09:29

Oui, ces poèmes ont été composés par Marie France Leclainche, qui manie l'art de la rime avec bonheur. Elle écrirait bien un livre entier en vers. La complainte de l'amante est donc un pur produit de cet auteure, élégie douloureuse à l'absent, au mari tué à Hastings et à son bébé mort. Quant au poème d'Ann (p.91), plein de saveur et d'humour sur les ortolailles et les mets du Moyen-Age, nous le devons aussi à cette cuisinière hors pair, fille d'agriculteurs et très proche des traditions culinaires.

dejalouguette 13/08/2006 20:55

rayonnantes ces auteurs montrant leur "bébé"..oui elles ont bien travaillé pour notre plaisir : se propulser ainsi quelques siècles antérieurs dans cette langue fleurie et gouailleuse...

Plum 14/08/2006 09:28

On a parlé de la légende des siècles, mais nous avons aussi découvert, en donnant la parole aux brodeuses de l'Histoire, qu'il existait bien une langue des siècles, et je me propose de mettre en ligne sur ce blog un petit glossaire des termes hauts en couleurs du Moyen-Age.
Continuez donc, Dejalouguette, à commenter ce qui, sur ce blog, vous intéresse ou vous fait avoir un mouvement d'humeur, et n'hésitez pas à parler du blog autour de vous. Merci. Plum