Ecrivains algériens au Salon du Livre de Paris

Publié le par Plum

Amis, frères et soeurs nés sur la même Terre-Mère,

frères et soeurs de mots, de passion et de générosité

 Salon du Livre de Paris, samedi 24 mars 2007.

Ci-dessus, de gauche à droite, Fayçal Ouaret, Anouar Benmalek et Fatiha Nesrine.

 Fayçal Ouaret, architecte, vit à Sétif où il se consacre à l'écriture. Terres noires, journal de Pauline Roland à Sétif.

Pauline Roland, féministe, déportée en Algérie en 1851, avait un siècle d'avance sur son temps. Benoîte Groult lui avait consacré un livre. Fayçal imagine le journal et les lettres que Pauline Roland aurait pu écrire à Sétif. Occasion pour cet architecte poète, de nous faire découvrir Sétif à l'époque de la colonisation. Fayçal Ouaret prête sa plume et sa sensibilité à cette femme courageuse.

"J'écris pour traduire les émotions".

Anouar Benmalek, né à Casablanca, marocain par sa mère, algérien par sa mère, ce grand écrivain reconnu dans de nombreux pays, mathématicien, se situe dans l'universel.

Vivre pour écrire est un long entretien avec Y.Merahi, au cours duquel Benmalek met à jour les fondements de sa passion d'écrire. Il tente de montrer les deux faces de la vie, bonheur et malheur d'exister.

"Les mots... Vains, mais si indispensables

La patrie... Tous ceux que j'aime

L'amour... La seule revanche

L'enfance... L'unique Paradis"   Vivre pour écrire

Fatiha Nesrine,  co-auteur de livres pédagogiques et chercheur à L'Institut National de Recherche en Education. Née à Collo,ville réputée pour sa superbe rade, nous conte l'histoire d'une fillette qui veut tout comprendre. Au coeur de l'Algérie en guerre, sa mère inscrit sa fille à l'école, en secret, car le père s'y oppose. Culture, rêve et poésie triomphent des obstacles et donnent aux  femmes la place qu'elles méritent.

La Baie aux jeunes-filles est ce lieu de rêve réservé aux femmes, où elles se baignent en toute liberté, se parlent, racontent la vie, et boivent à la source qui guérit tous les maux: la poésie.

Djamel Mati, à l'imaginaire fécond, nous entraîne avec génie dans des voyages psychiques extraordinaires. Aigre-Doux, un oxymore qui nous invite à "savourer l'exquis et endurer l'acerbe, mais endurer ne veut pas dire accepter... La vie, il faut la boire jusqu'à la lie!" Dans cette ruelle du vieux quartier de la Casba d'Alger, on vit, on agonise, on pleure, on cherche et on se trouve.

Et voici l'élégante Nadia Sebkhi, chimiste et poète.

Mais oui, chimie et alchimie de la poésie ne sont guère éloignées, dira le coordinateur de cette table ronde, lui-même éditeur à Alger.

 

 

 Nadia Sebkhi, exigeante et déterminée, qui écrit au nom des femmes, se situe à la fois hors temps et dans son temps.

 

Comment traduire l'émotion ressentie en écoutant parler ces auteurs algériens, alors que depuis 35 ans, je n'ai plus retrouvé les lieux baignés de soleil, d'eau et de rêve de mon enfance? Sétif, Alger, Phillippeville (Skidda), Bône (Annaba), la nature, le quotidien, la vie chantée par Camus, Fayçal Ouaret, Fatiha Nesrine, Anouar Benmalek et tant d'autres...

Une francophonie qui enrichit et maintient les relations,  facilite les échanges internationaux si précieux pour l'Algérie et la France.

Au Salon du Livre, anniversaire de la sortie des Brodeuses de l'Histoire, j'étais invitée par les éditions Diateino, pour signer trois livres sur l'écriture, au stand "editeurindependant".

- Secrets d'écrivain,

- Je me prends au mot et j'écris, 

- 12 étapes pour écrire votre livre. 

Les livres écrits précédemment continuent leur vie.

Il s'agit de configurer une présentation nouvelle, tel est l'objectif de Dominique Gibert, éditrice Diateino.

De belles rencontres, là aussi, avec d'autres auteurs publiés par "editeurindependant.com", une équipe jeune, dynamique et accueillante, des échanges avec les visiteurs du Salon, tous passionnés par l'écriture, la musicalité du verbe et la fonction apaisante et salvatrice des mots qui donnent vie à certaines situations.

Rendez-vous au prochain Salon!

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Marie-Ange Dominici 26/03/2007 21:46

On ne s'attendait pas à un tel article, mais votre site sur la Tapisserie de Bayeux n'est, heureusement, pas dédié au seul Moyen-Age. Lorsqu'on habite en province, et qu'on ne peut se rendre au Salon du Livre, votre article nous fait partager des moments forts. Merci pour cela.
P.S. Lorsque vous aurez lu ces livres présentés, pourriez-vous nous dire ce que vous en pensez, et surtout si vous nous en conseillez un?
Avec toute ma sympathie.
Marie-Ange

Cornelia Perrocheau 25/03/2007 20:51

Chère Denise,
Cela doit être très  fort de rencontrer toutes ces personnalités qui te donnent des témoignages et d\\\'autres éclairages sur ta ville natale et ce paradis peut-être pas si perdu que ça... car ne le portes-tu pas en toi à tout jamais? Ton chapeau te va très bien aussi.
Cet article est vraiment très beau et bien intéressant. Schön une wunderbar!!!
Cornelia